Le jardin cocon


Conception-réalisation sur le long cours d’un jardin public en cœur de bourg, avec les habitant.es et associations

Mission : Conception-réalisation participative d’un jardin public
Où : Cunlhat (63)
Quand : de février 2025 à novembre 2028
Pour : L’association Hôtel des voyageurs et communauté de communes Ambert-Livradois-Forez
Mandataire : Le Pari des mutations urbaines
Avec : Lika Guillemot (artiste plasticienne)
Montant de la mission : année 1 : 20 000 € HT

Un projet en cours – au long cours

Le jardin cocon est un projet imaginé par l’association Hôtel des voyageurs, de Tours-sur-Meymont, en partenariat avec des artistes du Livradois-Forez et soutenu par la Fondation Carasso durant trois années. Ce projet consiste en l’élaboration d’un jardin public en plein centre-bourg de la commune de Cunlhat, en lieu et place de l’ancienne École Saint-Joseph, propriété de la communauté de communes Ambert- Livradois-Forez. Ce projet est porté localement par les associations et les habitant.es, à l’initiative du jardin, en lien étroit avec la communauté de commune Ambert Livradois Forez. Imaginé en partenariat avec des artistes locaux, il est question de mettre au centre de la conception du jardin la fabrication de structures-refuges, les fameux cocons. Le PMU accompagne l’émergence de ce jardin par le biais d’un processus participatif mené au travers trois étapes : diagnostic du lieu, des contraintes, des besoins, des envies et des ressources des forces vives en présence – élaboration d’une conception globale du jardin pour orchestrer sa réalisation – animation de chantiers de réalisation et d’entretiens du jardin.

Localisé à un endroit stratégique du bourg, à la croisée de lieux de sociabilités importants de Cunlhat, ce jardin est une clé de voûte de cette entrée de ville. Par son positionnement, et par l’attachement que lui confère les habitant.es, il est un lieu important à valoriser. Aujourd’hui, les bâtiments de l’école St-Joseph sont abandonnés et le jardin clos attenant de 4000m², anciennement jardin des soeurs, n’est plus cultivé. Le projet du jardin cocon propose de travailler à la réhabilitation de ce site, en activant ses extérieurs.



La germination de ce jardin se fera sur le temps long, en tirant parti d’un existant déjà très riche : patrimoine arboré, jeux de terrasses, petits patrimoines bâtis, serve, venelles enherbées comme accès, etc. Le projet s’attellera à révéler les qualités du jardins, mais aussi à offrir une passerelle entre mémoire et présent, notamment sur l’aspect pédagogique et vivrier que revêtait le lieu.

Déroulé en images

Diagnostic

Scénarios

Un plan d’aménagement comme fil rouge : présentation sur place

Un chantier se tiendra à l’automne, en attendant, la table est mise, le premier cocon construit, la bache posée sur le futur potager, et le jardin, ouvert !

Équipe PMU pour ce projet :

Margaux Fouquet, Agathe Paoli et Colin Drouin + Sophie Pouvreau en stage au PMU

Réalisation des cocons : Artistes Lika Guillemot, Julien Mélique et Alexandre Chopin

Crédits photos : Le pari des mutations urbaines + Lika Guillemot

Dessiner pour lire les paysages


Un atelier pédagogique autour de l’écriture et du dessin pour les Terminales aménagement paysager

Mission :Atelier pédagogique
Où : Perreux (42)
Quand : janvier 2026
Pour : Lycée agricole de Roanne Chervé
Mandataire : Le Pari des mutations urbaines
Montant de la mission : 1 900 € HT

Un atelier d’une journée a permis aux étudiants de la filière aménagement paysager du Lycée agricole Roanne Chervé de s’intéresser au paysage quotidien de leur lycée par le biais du dessin et de l’écriture. Au gré d’une traversée de leur lycée, ponctuée de points d’arrêt, les élèves ont été invités à explorer la pratique du croquis, avec différents médiums, techniques et temps de réalisation. La réalisation de chaque dessin a été accompagnée d’un travail d’écriture poétique, afin de faire émerger du sujet ou du dessin la sensibilité de son dessinateur. Au retour de cette balade dessinée, il a été question pour chaque élève d’expérimenter une production graphique libre prenant pour point de départ un élément saisi durant la balade.

Cette journée aura été l’occasion pour ces futurs concepteurs ou jardiniers, de questionner leur rapport au paysage et d’expérimenter, voire de se laisser surprendre, par les outils du dessin et de l’écriture comme vecteurs d’idées et d’intuitions. Les étudiants ont pu ainsi explorer leur propre sensibilité, afin qu’elle soit un point de départ et un atout pour penser les lieux dans lesquels ils interviendront plus tard.

©Pari des Mutations Urbaines_2026_Lycée roanne chervé _ DIAGNOSTIC (9)
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Plantera qui Pourrat

Des ateliers de réflexion pour adapter la cour d’école d’Ambert

Mission : Atelier de coconception de la cour d’école des CM
Où : Ambert (63)
Quand : de janvier à février 2025
Pour : école Henri Pourrat
Mandataire : Le Pari des mutations urbaines
Montant de la mission : 1 210 € HT

Trois ateliers ont été menés auprès des classes de CM de l’école élémentaire Henri Pourrat, afin de construire une réflexion collective sur la transformation de leur cour d’école. Au gré des ateliers, allant du diagnostic à la réalisation de maquette de conception, les élèves ont pu s’approprier et comprendre des enjeux importants tels que :

  • Le partage de l’espace public et notamment au prisme de la question du genre,
  • La nécessaire adaptation des espaces publics au dérèglement climatique (ilots de chaleur, infiltration des eaux de pluie, etc)
  • L’aspect pédagogique et émancipateur que peut revêtir la cour
  • L’accueil de biodiversité

Plus globalement, ces ateliers ont permis aux élèves de comprendre la démarche de fabrication des espaces publics (temps long du projet, décaler le regard pour fabriquer un espace adapté à tous les usagers, etc) mais aussi d’y prendre part en proposant des aménagements concrets et partagés avec les autres usagers du lieu.

Chirac en chantier !


Chantier participatif de conception et de réalisation de mobilier et de plantations

Mission : Concertation et chantier participatif
Où : Bourg-sur-Colagne (48)
Quand : de mars 2025 à avril 2026
Pour : Commune de Bourg-sur-Colagne – MOE architectes LCDO
Mandataire : Le Pari des mutations urbaines
Montant de la mission : 42 988 € HT

Le PMU intervient au sein d’une maîtrise d’œuvre portée par le cabinet d’architecture LCDO, pour accompagner à la réalisation de certains aménagements de façon participative sur deux places en cours de réaménagement au centre bourg de Chirac (commune de Bourg-sur-Colagne). S’inscrivant dans la continuité d’un travail de conception, lui aussi participatif, mené par LCDO, deux chantiers se tiendrons à l’automne 2025 et au printemps 2026 avec les riverains des deux places, dans le but de réaliser des mobiliers et des plantations.


Brève description du projet par LCDO

« Le chantier de « ménagement » des places d’Entraygues et de la Piéta à Chirac est un projet parmi les plus importants et ambitieux que la commune de Bourgs sur Colagne ait lancé pour Chirac ces dernières années. Il s’agit d’un projet d’autant plus marquant qu’il concerne des espaces publics anciens pratiqués quotidiennement par les habitant.es du vieux village, mais aussi ceux de la commune. Un bâti ancien patrimonial dessine l’espace public commun. Il s’agit en grande partie de maisons de villages habitées pour la plupart, de l’église St Romain, la chapelle St Jean et la tour d’Entraygues, vestige du château. Parti d’un besoin de désimperméabiliser les sols et de renaturation des espaces publics, le projet proposé intègre aussi les dimensions d’usages qui font le plaisir de vivre dans les centres anciens et la dimension patrimoniale, pour fabriquer un projet cohérent avec son contexte et avec la vie qui s’y déroule au quotidien »

Déroulé de la mission

Résidence conception – Rencontrer les habitant.es de Chirac

Une première semaine sur place a permis de partir à la rencontre des habitant.es et de leurs envies en termes d’usages et de plantations. Par l’animation d’ateliers et la réalisation d’entretiens, il a été question de préciser le dessin des mobiliers et des plans de plantations, mais aussi, de mobiliser des forces vives pour les chantiers à venir. Cette résidence a aussi été l’occasion de faire l’inventaire des matériaux disponibles : vieille charpente, dons de plantes, rencontre avec des pépinières, etc.

©Pari des Mutations Urbaines_2025_Chirac (1)
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Chantier 1 – Aménagement de la place de l’Entraygues

©Pari des Mutations Urbaines_2025 chantier_Chirac
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Chantier 2 – Aménagement de la place de la piéta

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Équipe PMU pour ce projet :

Noémie Paperin, Agathe Paoli, Colin Drouin et Margaux Fouquet + Louis Simonin, Glenn Pouliquen, Lucie Canals et Clément Nivet

Artisan.es métal : Helene Pericard et Xavier Zimmermann

Crédits photos : Le pari des mutations urbaines + LCDO

Côte-du-Pont

Étude de faisabilité architecturale, programmatique et technique pour l’ancien centre de loisirs «Côte du Pont»

Mission : Étude de faisabilité et de programmation
Où : Ambert (63)
Quand : de décembre 2024 à juin 2025
Pour : Communauté de communes Ambert-Livradois-Forez
Mandataire : Le Pari des mutations urbaines
Avec : Etienne Astier, Architecte HMONP, Quis plus est, BE Thermique, Ettel, BE Structure
Montant de la mission : 21 700 HT


Contexte

L’ALSH (accueil de loisirs) se situe actuellement dans les locaux de l’école primaire Henri Pourrat à Ambert. Cette cohabitation est source de difficultés organisationnelles, génère des contraintes d’occupation, et ne permet pas l’accueil de toutes les demandes. La communauté de communes souhaite se doter d’un nouveau site, plus adapté et qui puisse servir également à d’autres services de la collectivité et à des besoins du territoire qui seraient compatibles avec l’ALSH.


Cette étude avait pour objet d’étudier la possibilité de se réapproprier le site de la côte du pont, lieu hautement qualitatif entouré d’un écrin de verdure (forêt et prairie) qui lui confère une ambiance idéale pour un accueil de loisirs.

  • > Diagnostic partagé – Réalisation d’un diagnostic complet : >Diagnostics techniques (architectural, paysager, ressources et matériaux, sols, accès, réglementation…) >Diagnostic sensible et historique > Série d’entretiens auprès des agents de la collectivité > Scénarios – À partir du diagnostic et de l’identification des besoins, trois scénarios ont été proposant différentes capacités pour le centre de loisir en lien avec d’autres activités (lieu autour de l’alimentation, la sensibilisation à l’environnement, la dynamique associative). Un atelier a permis de mettre en débat les scénarios et d’identifier les dénominateurs communs. > Une stratégie opérationnelle – Enfin dans la dernière phase, il s’agissait de valider une version finale de la programmation, des éléments techniques (thermique et structurel) et de chiffrer la programmation afin que la collectivité puisse décider de passer à l’opérationnel.

Équipe pour ce projet : Noémie Paperin, Agathe Paoli, Aurélie Bergès

Crédits photos : Le pari des mutations urbaines

Un cap pour Chanteuges

Une étude participative pour dessiner le devenir de Chanteuges

Mission : Programme d’Aménagement Durable
Où : Chanteuges (63)
Quand : de décembre 2024 à juillet 2025
Pour : Commune de Chanteuges
Mandataire : Le Pari des Mutations Urbaines Avec : Sophie Constant, architecte HMONP / BE Timel, ingénieur VRD Montant de la mission : 30 098 HT

Contexte

Chanteuges est un des villages porte des gorges de l’Allier. La silhouette de son centre-bourg est reconnaissable par mille, de par son prieuré accroché au roc basaltique remarquable séparant les rivières de l’Allier et de la Desges.

Le bourg est composé de différents quartiers qui s’organisent en fonction de ce socle géomorphique, mais aussi en fonction de la départementale D585 qui traverse le bas du centre-bourg.

En décembre 2025, le PMU pose ses valises ponctuellement à Chanteuges pour une étude répartie sur huit mois, en trois phases : diagnostic partagé, scénarios prospectifs et élaboration d’une stratégie d’aménagement. L’objectif : trouver un cap partagé par les élu.es et les habitant.es pour le devenir de la commune.

Au programme, de nombreux enjeux ont été appréhendés : sécurisation de la D585, lien entre les quartiers, stratégie foncière pour répondre à un taux de résidences secondaires très important, bâtiments vacants achetés par la commune sans vision programmatique, absence de prise en compte du flux touristique, manque d’espaces publics et de lieux de convivialité, maintien des trois commerces, manque de parc locatif, patrimoine architectural et paysager riche, peu valorisé ou dévalorisé par certains aménagements, village musée vs village habité, minéralité des espaces publics, etc.Cette étude participative a eu pour objectif de doter les élu.es d’une stratégie transversale, à long terme et concertée avec les habitant.es de la commune.

L’aboutissement de l’étude, ce sont des fiches actions thématisées, priorisées et chiffrées pour permettre à la municipalité de passer à l’opérationnel et d’être prêt en cas d’opportunité foncière.

Au-delà des livrables de l’étude, c’est toute une méthode de débat et de prise de décisions qui s’est mise en place au sein du conseil municipal grâce aux outils mobilisés lors de l’étude.

Déroulé de la mission :

Phase 1 / Immersion et diagnostic

La phase de diagnostic a permis de comprendre le territoire dans sa globalité et au travers de thématiques telles que les espaces publics, le paysage, les dynamiques habitantes, les commerces, la mobilité etc.

– COPIL, 1 réunion publique, 1 atelier élu.es + 1 visite, des entretiens avec les personnes ressources

Phase 2 / Scénarios prospectifs

Cette seconde phase a débuté par l’écriture et la mise en débat de scénarios à l’échelle du bourg. Ces scénarios ont permis à l’équipe municipale de choisir et de définir une stratégie politique d’aménagement du village.

COPIL, 1 réunion publique, 2 ateliers élu.es

Phase 3 / Fiches actions

Cette dernière phase a permis de construire de manière collective le programme d’actions et de chiffrer les espaces structurants ainsi que d’élaborer un phasage des actions dans le temps.

– 2 COPIL, 1 atelier élu.es, 2 réunions publiques

L’équipe PMU pour ce projet

Margaux Fouquet, Noémie Paperin, Agathe Paoli, Aurélie Bergès

Des treillis pour Bailly

Aménagement de la place centrale de Bailly (78) avec les 4èmeSEGPA et les CAPA de Noisy-le-Roi

Mission : Chantier-conception pour l’aménagement de la place centrale de Bailly (78) avec les 4ème SEGPA et les CAPA du collège de Noisy-le-roi
Où : Bailly (78)
Quand : 2022
Pour : La commune de Bailly – Collège La Quintinie, Noisy-le-Roi – Le potager du roi
Mandataire : Margaux Fouquet (PMU) + Green resistance co-traitants
Partenaire financier : DRAC

Contexte

En 2022, le Potager du Roi lance des résidences nommées « L’art du Paysage », financées par la DRAC, à destination de différents établissements scolaires. Dans ce cadre, le collège de Noisy-le-Roi est accompagné par notre équipe durant 4 demi-journées, puis 1 journée de chantier pour concevoir puis réaliser l’aménagement de la place centrale de la commune voisine : Bailly. Deux classes d’élèves ayant de fortes difficultés scolaires ont suivi le projet et on permit de lui donner vie.

Déroulé du projet de conception

Visite du site : une petite place à la croisée de lieux conviviaux (le théâtre, la salle des anciens, la bibliothèque, etc.) Les élèves s’essayent à l’exercice du plan en mesurant l’espace avec leurs corps. Pour des élèves ayant des troubles dyspraxiques, l’exercice est difficile, mais non sans résultat ! De retour en salle tout le monde dessine son plan à l’échelle et annote les sensations captées.

Suite au travail de terrain, nous avons décortiqué l’espace. Chaque élève s’approprie un espace sur lequel il.elle va être amené.e à réfléchir en réalisant un collage du lieu. Des premières idées d’aménagement apparaissent, prenant la forme de treillis associés à des plantations pour habiller l’espace peu fleuri.

Pour tester l’assemblage des treillis en bois et notamment la technique de tressage, les élèves s’exercent avec du fil de laine. Là encore, le geste simple du tressage est difficile, cette étape est primordial pour qu’ils.elles se saisissent de la technique.

Chaque élève, une fois son tressage terminé, réalise une maquette de treillis. Des équipes se forment par typologie de treillis pour préparer le chantier qui vient.

Place au chantier !

Le projet basé sur des techniques simples et légères d’aménagement aura donné à ces futur.es professionnel.les une vision frugale de la conception, en expérimentant des outils et solutions spatiales sobres et faciles à mettre en œuvre.

De la même façon, la plantation de vivaces « dromadaires » aura été l’occasion de sensibiliser les élèves à l’importance du choix des plantations, surtout dans le contexte climatique actuel.

Équipe PMU pour ce projet :
Margaux Fouquet (PMU)